فهد ابراهيم باشا

Fahed Bacha

? Quels sont les plans d’Assad après sa mascarade électorale

Quels sont les plans d’Assad après sa mascarade électorale ?

Quelles seront les prochaines actions qu’il entreprendra après la mascarade de sa « réélection » qui a fait rire le monde et a poussé les hommes libres et les démocrates à la nausée ?

Le gouvernement d’Assad a insisté à vouloir insulter l’intelligence humaine et ses représentants, de Bouthayna Chaaban à Faysal el Mokdad ainsi que bien d’autres, se sont évertués à clamer que la France et le monde démocratique libre devaient prendre exemple sur le gouvernement syrien pour apprendre la démocratie. Et comment ? Les observateurs des élections syriennes sont issus de pays connus pour leur honnêteté, leur transparence, leur démocratie et leur respect des droits de l’Homme, tels que la Corée du Nord, le Mozambique, la Russie, l’Iran, l’Irak, l’Algérie et la Somalie !

Et maintenant que le gouvernement criminel de Damas pense qu’il a redoré son blason devant l’opinion publique internationale et qu’on ne lui tient plus compte du sang versé par les milliers de morts et de la souffrance des millions de réfugiés, maintenant qu’il n’a plus sur la conscience les atrocités qu’il a commises durant les trois dernières années en termes de tueries sectaires et d’exécutions massives, d’arrestations  et de tortures atroces, de déplacements massifs et d’affamements qui n’ont jamais eu de pareil dans l’Histoire, quelles seront les prochaines étapes planifiées par le despote Bachar Al Assad sur les plans interne, régional et international ?

Au niveau interne, et sur le plan politique, Bachar Al Assad a fait appel à certains de ses agents, qu’il avait auparavant envoyés pour infiltrer l’opposition et qui ont assidument travaillé, lors de leur séjour à l’étranger, à semer la zizanie et à démanteler les rangs de toute organisation nationale d’opposition. Il leur a demandé de former une nouvelle opposition loyale au gouvernement tout comme avait fait Hafez Al Assad, lorsqu’il avait formé le Front National Progressiste à partir de comparses, d’arrivistes et de mercenaires. Aujourd’hui, Bachar Al Assad veut faire croire au monde qu’il est le seul à pouvoir régler la crise syrienne de façon pacifique. Voilà pourquoi il va bientôt convier ses agents de l’opposition à une conférence de dialogue national. Ces derniers vont accepter de former un « gouvernement d’union nationale » dont la fonction sera de mettre à exécution les réformes fragiles décidées par le régime depuis le début de la révolution. La formation de ce gouvernement constituera un exploit national pour Bachar Al Assad pour la promotion duquel il mettra en œuvre toutes ses ressources en matière de relations publiques et de médias, ainsi que ce qu’il trouvera comme journalistes travaillant pour les grands médias internationaux et quelques institutions qui prétendent travailler dans la documentation, la recherche et les statistiques etc. Le message que le criminel Bachar Al Assad veut faire parvenir au monde est, en résumé : Il n’y a pas besoin d’efforts internationaux à Genève, New York, Moscou, Washington ou Paris… la solution est politique et se trouve uniquement à Damas.

Sur le plan militaire, Al Assad va mettre à profit les hésitations occidentales en général, et américaines en particulier, pour mettre fin à cette crise et va continuer à faire de la surenchère, à détruire, à tuer, à assiéger et à affamer la population, à commettre des abus et des massacres sectaires pour drainer l’énergie de l’opposition et augmenter la souffrance du peuple syrien révolté, citoyens et militaires confondus.

Al Assad va œuvrer à briser la volonté de la révolution ; voilà pourquoi il va essayer d’infiltrer l’opposition, de diviser ses rangs et de la fragiliser à travers l’établissement de rapprochements partiels et le démantèlement de certains sièges ainsi que l’achat de la fidélité de certains. Et le plus est important est que le régime va pousser au déclenchement d’une guerre sectaire dans le pays, guerre qui fera peur aux minorités et mettra en danger les Alaouites. Il va, pour ce faire, former des brigades de jeunes hommes et femmes alaouites et les pousser à commettre des massacres sectaires et des opérations criminelles dans le but de tuer des innocents, des enfants et des vieillards. Il travaillera également à pousser les formations terroristes et extrémistes, ainsi que les factions armées qui lui sont alliées, à poursuivre leurs actions criminelles envers les Syriens et les minorités ainsi que les kidnappings d’étrangers et d’innocents  et l’enrôlement de certains Européens et Américains.

Au niveau régional, Al Assad va continuer à avoir recours aux factions du Hezbollah et à ses milices sectaires ainsi qu’aux Bassijis iraniens et à l’armée sectaire irakienne de Maliki pour contrôler le territoire et commettre les pires exactions. Tout cela dans le but de pousser les Syriens à  l’exode et de changer la répartition démographique de certaines régions en y installant des Libanais, des Iraniens et des Irakiens proches du régime, afin de créer une ceinture sectaire qui constituerait une ligne de protection pour les régions qui s’étendent de la côte syrienne jusqu’à Damas, en passant par Homs et la frontière syro-libanaise.

Au Liban, le régime syrien va empêcher, grâce à ses alliés, l’élection d’un nouveau Président, sauf si ce dernier est du 8 mars ou qu’il est indépendant et proche de Damas. Bachar Al Assad va garder le gouvernement intérimaire frêle de Tammam Salam ainsi que la situation de tension, de peur, et l’instabilité qui prévaut entre les différents partis libanais en conflit.

En Irak, le régime d’Assad va alimenter le chaos et les tueries sectaires déjà existantes et les calmer de temps à autre de façon à servir ses intérêts et à empêcher l’Irak de devenir une démocratie qui appuie la lutte du peuple syrien.

En Turquie, le régime syrien va nourrir les troubles et l’instabilité et appuyer l’opposition turque en utilisant ses relations avec certaines factions kurdes.

En Arabie Saoudite, il va tenter d’embraser le nord et l’est du pays. Il va également pousser les Houtis du Yémen à lancer des opérations à la frontière, dans la limite de ce qu’autorise le régime de Téhéran.

Assad va tenter de normaliser les relations avec certains pays arabes tels l’Egypte, à travers laquelle il va essayer faire pression sur la Ligue arabe pour reprendre sa place au sein de cette dernière et ce, dans le cadre d’une initiative politique lancée par l’Egypte, l’Algérie, le Liban et le Koweït pour mettre fin à la crise en Syrie et remettre le dossier syrien entre les mains de la Ligue arabe. Surtout que la personne pressentie pour succéder à Lakhdar Ibrahimi pour gérer le dossier de la révolution syrienne n’est autre qu’Amr Moussa, un ami fidèle du régime d’Assad.

Au niveau international, le régime va bénéficier du statu quo politique qui prévaut actuellement ainsi que des conflits régionaux et internationaux alimentés par un grand nombre de dossiers politiques. Tout ceci intervient au moment où la plus grande puissance mondiale peine à jouer son rôle et se contente de gérer les crises au lieu de les régler. Les renseignements syriens vont essayer d’encourager Daech et Al Qaeda, ainsi que d’autres extrémistes proches du régime, à accueillir des Européens et des Américains extrémistes et à les entrainer afin qu’ils constituent des bombes à retardement que le régime pourra utiliser pour faire peur à l’Occident, d’une part, et pour prouver, d’autre part, que l’alternative à son régime est le terrorisme et le chaos. Cette politique va permettre au régime d’augmenter les peurs de  l’Occident face à tout ce qui sera en provenance de Syrie, surtout si, de retour en Occident, certains extrémistes effectuent des attentats terroristes entrainant un grand nombre de victimes, ce qui pousserait les pays occidentaux amis à limiter l’immigration des Syriens, voire même à l’interdire. Ceci mettrait la pression à la révolution et à l’opposition et la pousserait au désespoir et à accepter le dialogue et les pourparlers selon l’agenda du régime.

Voilà pourquoi l’opposition démocratique doit être consciente de l’ampleur du défi, et de la complexité des dossiers. Elle doit résoudre ses problèmes internes et s’unir politiquement et militairement dès que possible, ce qui lui permettra de former le noyau d’une armée nationale qui empêchera les conflits sectaires dans le pays. Cette armée devra être en mesure de prospérer et de gagner la confiance des amis de la Syrie afin d’obtenir des armes de qualité qui lui permettront de purger le pays des terroristes et des extrémistes et de ceux qui mettent en place des programmes sectaires. Ceci lui permettra également de vaincre l’armée d’Assad et de soumettre ce dernier, ainsi que ses collaborateurs, à la Cour pénale internationale.

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